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D'abord testée empiriquement dans les années 1970, l'équivalence ricardienne est ensuite considérée comme une situation de référence lorsque les marchés sont parfaits et comme le corollaire du théorème Modigliani-Miller en finance. La formulation de cette équivalence à permis de comprendre des effets très linéaires et complexes de la politique budgétaire sur l'activité économique. On considère par exemple que la politique budgétaire produit des effets "keynésiens" sur l'activité économique, jusqu'à ce que la dette publique rapportée au PIB dépasse un certain seuil. Passé ce seuil, la politique budgétaire produit alors des effets "ricardiens" (neutralité) sur l'activité économique voire des effets "antikeynésiens" (effet d'éviction néoclassique) sur l'activité économique. Cela peut être du soit au fait que les agents économiques fixent un seuil psychologique au delà duquel la charge de la dette est perçu comme insupportable, soit au fait que le service de la dette entraine une éviction interne trop importante des ressources allouées aux autres postes du budget de l'Etat, ce qui ne permet plus d'assurer le financement des dépenses publiques productives (entendues comme permettant l'augmentation de la productivité marginale du capital privé).
En 1976 il avance dans son article « Rational Expectations and the Role of Monetary Policy » que les banques centrales n'ont réussi à faire baisser le chômage que lorsqu'elles ont trompé les acteurs du marché sur les anticipations d'inflation. Il remet par là en cause la Courbe de Phillips et s'inscrit dans la théorie des anticipations rationnelles de Robert E. Lucas. Il appliqua cette même réflexion fondée sur les asymétries d'information dans un article de 1983 sur les banques centrales. Il conclut que, pour être crédibles et efficaces, les banques centrales doivent se donner un objectif d'inflation et ne pas en dévier.