bourse boursematch cfd gkfx occ analyse cac40 fr40 dj sp500
(reprise de la veille)
Washington (awp/afp) - La Banque centrale des Etats-Unis (Fed) ne se satisfera pas d'une simple baisse du taux de chômage officiel américain pour réduire son soutien à la reprise économique, a estimé jeudi un de ses dirigeants, Jeffrey Lockhart.
Président de l'antenne de la Fed à Atlanta, en Géorgie (Sud-est des Etats-Unis), M. Lockhart a rappelé que la Réserve fédérale avait annoncé son intention de racheter des titres adossés à des créances immobilières tant que la situation du marché de travail ne s'améliorerait pas "nettement", selon le texte d'un discours qu'il a prononcé dans sa circonscription.
Le "point de départ" d'une nette amélioration se trouvera assurément dans "le taux de chômage officiel et les chiffres de l'emploi", estime M. Lockhart, pour qui l'interprétation de l'évolution de ces deux grandeurs gagnerait à être "enrichie et renforcée par l'examen de données supplémentaires".
Ainsi, il voudrait que la baisse du taux de chômage officiel (7,8% en septembre) soit entraînée par "le retour au travail d'un flux croissant de personnes à la recherche d'un emploi", et non par l'occultation d'un nombre croissant de chômeurs découragés comme c'est essentiellement le cas depuis deux ans.
M. Lockhart voudrait également que la baisse du taux de chômage officiel "s'accompagne d'une réduction du sous-emploi".
"J'interpréterai moins favorablement une accélération du rythme des créations d'emploi si elle s'accompagne d'une augmentation du nombre des personnes employées à temps partiel alors qu'elle cherchent à travailler à plein temps", indique le texte son discours.
M. Lockhart a indiqué enfin qu'il chercherait à avoir confirmation du caractère "durable" de l'amélioration du marché du travail.
La Fed maintient son taux directeur quasi nul depuis près de quatre ans. Grâce à plusieurs vagues de rachats de titres sur les marchés financiers de 2008 à 2011, la Réserve fédérale a injecté 2.300 milliards de dollars dans le circuit économique, et elle les y maintient.
En septembre, elle a décidé de racheter jusqu'à nouvel ordre des titres adossés à des créances hypothécaires à hauteur de 40 milliards de dollars et prévoit de continuer ainsi, voire d'augmenter la dose, tant que "la perspective du marché du travail ne s'améliore pas nettement".
rp
(AWP / 02.11.2012 06h21)